jeudi 22 mai 2008

Une pile à hydogène pour téléphone portable dans 1 an !


Une micropile à hydrogène qui tient dans la poche et qui fournit suffisament d'énergie pour assurer l'autonomie durant une semaine d'un téléphone portable utilisé en mode intensif (conversation, réception d'e-mails, navigation sur Internet, etc.).

Le système se présente dans une pochette à l'intérieur de laquelle on va brancher son téléphone pour qu'il se recharge (voir ci-dessous la vidéo réalisée par STMicroelectronics) . La pochette contient la micropile à combustible et son carburant, la cartouche d'hydrogène. Ce n'est pour l'instant qu'un prototype.

Le produit final, qui sera affiné et présenté sous différents formats, sera commercialisé à la fin de 2009 ou au début de 2010. Pourquoi 2010 ? Parce que c'est la date à partir de laquelle les cartouches d'hydrogène seront autorisées dans les avions.

L'équipe, qui travaille sur les sources d'énergie miniatures pour l'électronique portable, a développé cette micropile à combustible qui fonctionne avec une cartouche jetable de la taille d'un briquet capable d'émettre de l'hydrogène gazeux. Cette dernière offrira l'équivalent de 3 à 5 recharges sur le réseau électrique.

Le projet, lancé en 2000 par le CEA-Liten, est développé depuis 2005 en partenariat avec le groupe de semi-conducteurs STMicroélectronics. Les cartouches d'hydrogène seront développées par la société Bic, fabricant de stylos, briquets et rasoirs.

"La pile à combustible ne remplacera pas la batterie, elle viendra en complément. Le système sera hybride", a expliqué Igor Bimbaud, responsable de l'unité "Nouvelles énergies" au sein de STMicroélectronics.

« Il y a cinq ans, un téléphone portable consommait 1 watt. Aujourd'hui, pour un modèle multimédia il faut compter entre 3 et 5 watts, rappelle Didier Marsacq, directeur du CEA-Liten. On consomme de plus en plus et les besoins en autonomie augmentent eux aussi. » Le CEA décide donc de s'attaquer au problème et crée des équipes mixtes comprenant des spécialistes des composants et des spécialistes de l'énergie.

Se battre contre les batteries lithium-ion

Plusieurs objectifs sont en jeu. Non seulement, développer des sources d'énergie de plus en plus petites et puissantes, mais aussi reprendre la main sur un marché des batteries détenu à 80 % par l'Asie. « Il fallait contourner la concurrence des technologies de type batteries lithium-ion, essentiellement produites en Asie. Dans la micro-électronique en revanche, nous avons des spécialistes et des fabricants en France », raconte Didier Marsacq.


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